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Académie Internationale de Formations Fleuristes

Le métier de fleuriste

DEVENIR APPRENTI.
Lorsque l’on se décide à devenir fleuriste, l’apprentissage est un passage obligé pour apprendre le métier.
La formation continue est ensuite indispensable pour se former tout au long de sa carrière.

Le CAP Fleuriste (Certificat d’aptitude professionnel) permet de devenir fleuriste-vendeur. Il est accessible aux élèves de 16 ans minimum qui ont effectué le 1er cycle de l’enseignement secondaire (collège). Le CAP se prépare sur 2 ans en alternance (1 an pour les élèves déjà titulaire d’un BEP ou d’un CAP). A l’enseignement général comprenant mathématiques, sciences, français… s’ajoute la formation professionnelle : arrangement floral, art appliqué, botanique, vente-conseil, etc.

Le BP Fleuriste (Brevet professionnel) est accessible aux titulaires du CAP Fleuriste souhaitant devenir fleuriste qualifié. Le BP se prépare sur 2 ans en alternance. C’est un enseignement professionnel comprenant des disciplines comme : fleuristerie, technologie professionnelle, organisation du travail, botanique, art appliqué, négociation, gestion, comptabilité, anglais, etc.

Ces diplômes se préparent dans un lycée professionnel ou dans un Centre de formation des apprentis (CFA).

LE METIER DE FLEURISTE EST UN METIER COMPLET AUX MULTIPLES FACETTES.
Le fleuriste prépare l’ensemble des végétaux achetés chez les producteurs, les grossistes ou sur l’un des marchés spécialisés avant de les revendre sous forme de bouquets ou de compositions florales diverses. Le fleuriste doit trouver chaque jour de nouvelles idées, imaginer de nouvelles associations de couleurs, trouver des contenants originaux pour répondre aux exigences de plus en plus grandes d’une clientèle habituée à la nouveauté.

Des emplois à la clé.
Le fleuriste travaille en magasin traditionnel ou en libre service, au rayon spécialisé d’une grande surface, dans une jardinerie, dans une entreprise de décoration ou dans un atelier d’art floral.

1 000 à 1 300 postes de fleuristes sont à pourvoir chaque année, dans les boutiques artisanales d’abord (13000 en France) qui emploient à elles seules 17 000 personnes ; dans les grandes surfaces ensuite.

Se mettre à son compte.
La plupart des salariés s’installent à leur propre compte après quelques années d’expérience pour devenir artisan fleuriste. Un employé perçoit une rémunération mensuelle égale au Smic, un responsable de rayon touche jusqu’à 1 200 euros nets environ, un artisan peut gagner jusqu’à 2 400 à 2 800 euros par mois. Lorsqu’il s’installe à son compte, le fleuriste est  immatriculé au répertoire des métiers.

DES CONNAISSANCES INITIALES INDISPENSABLES.

Des connaissances horticoles.
Le fleuriste doit être capable de reconnaître les variétés de fleurs et de plantes qu’il achète auprès des producteurs, leur origine, leur rythme biologique et leur constitution pour les conserver et les travailler dans les meilleures conditions. Nettoyer les feuilles, rempoter, arroser quotidiennement, tailler certaines plantes,  lutter contre les parasites nécessitent de solides connaissances horticoles.

Une sensibilité artistique.
C’est une évidence mais il faut aimer le végétal, qui doit devenir une véritable source d’inspiration. Le fleuriste doit mettre son savoir-faire technique au service du beau. Il doit apprendre à réaliser correctement un bouquet rond, mais doit aussi savoir accommoder les formes, les couleurs pour que l’ensemble soit harmonieux.

Emilia Olivério, Meilleur Ouvrier de France et directrice de l’Académie Internationale de Formations Fleuristes (AI2F), explique que « la technique est la clé de notre métier car elle permet une maîtrise totale de tous les styles et de toutes les réalisations ». Corbeilles, couronnes, bouquets, raquettes, cadeaux fleuris, sont réalisés avec un outillage simple : sécateurs, pique-fleurs, vases et tout accessoire décoratif (mousse florale, ruban, écorces, bougies, coquillages, etc.) Sans oublier le contenant et l’emballage  pour lesquels le fleuriste mobilise également son sens des harmonies, des couleurs et des matières.

Le fleuriste se tient au courant des tendances du marché de la décoration florale afin d’adapter son offre à la clientèle : fleurs en vogue, nouvelles variétés, coloris tendance…

Des compétences commerciales.
Le fleuriste est avant tout acheteur de fleurs. Il doit savoir négocier les prix et être vigilant sur la qualité des fleurs qu’il se procure. Il est aussi vendeur face au client auquel il doit être attentif. Il doit ainsi être capable de le conseiller en toute circonstance. La décoration de sa boutique est une bonne façon de montrer son goût pour les belles choses, d’exposer ses talents et son savoir-faire.